Journée de sensibilisation au deuil périnatal by Bountynette

15 Octobre : Journée de sensibilisation au deuil périnatal
Même si je publie peu en ce moment, il me tient vraiment à cœur de vous parler de cette journée de sensibilisation au deuil périnatal. Organisée au départ au Quebec, cette journée de sensibilisation a traversé l’Océan et s’est installée en France. Il s’agit de parler de ces anges, de ces mamans et de ces papas qui ont vécu ce drame, et de sensibiliser les gens à la douleur éprouvée et aux épreuves d’un Deuil périnatal. Sur Facebook, vous rencontrerez peut être ce ruban, symbole de cette journée, comme pour dire « ne m’oubliez pas« . Affichez le en photo de profil, parlez en autour de vous, participez.
Le deuil périnatal, je pourrais en parler pendant des heures parce que je l’ai vécu et que je le vis encore aujourd’hui. Pour ceux qui ne le savaient pas encore, j’ai accouché d’une petite fille le 28 juillet 2009, prénommée Léa. On a diagnostiqué sur ma fille à 6 mois de grossesse une Lissencephalie. Maladie trés rare du cerveau, dont les causes sont encore mal connues. Si j’avais été au bout de ma grossesse, sans nul doute que ma fille aurait été gravement handicapée ou pire encore. J’ai alors pris la dure décision de subir une Interruption Médicale de Grossesse, autrement appelé « Avortement thérapeutique ». J’ai accouché, à 7 mois, comme n’importe quelle femme, avec une péridurale, comme n’importe quelle femme et j’ai porté ma fille contre moi en salle d’accouchement, comme n’importe quelle femme. A la différence que ma fille n’a pas pleuré à la naissance. A la différence que sa peau était froide, et que son petit cœur ne battait pas.
4 ans que j’ai vécu cette épreuve, et je dois dire que mon deuil n’est pas terminé. On me dit qu’il ne le sera jamais. On me dit qu’un deuil périnatal n’a jamais de fin. On ne peut jamais cesser de souffrir d’avoir perdu un enfant. On vit avec. On vit comme tout le monde. A la différence que dans notre cœur, se trouve un endroit sous clé, ou se trouvent tous les souvenirs de notre ange, de notre grossesse. Ses coups de pieds, son petit cœur qui bat à l’échographie. Et son visage d’ange, endormi dans nos bras lorsque l’on a du lui dire au revoir.
Le deuil périnatal est dur parce que les gens n’en parlent pas. Parce que les gens ont peur d’en parler. Parce que c’est gênant. Or même si c’est dur à entendre, laisser une maman parler de son enfant, de ce qu’elle ressent, c’est un geste admirable. Une maman a toujours besoin de parler de ses enfants, qu’ils soient la ou pas. Laissez parler les mamans de leurs anges au paradis. Ecoutez leur histoire, posez leur des questions. Elles vous remercieront.
Si j’ai réussi à supporter la douleur de cette perte c’est parce que j’ai eu la chance d’être entourée par des gens à l’écoute. Qui ont toujours compris mon besoin d’en parler. Et parce que j’ai écrit mon histoire, tout ce que je ressentais au fond de moi, de mon cœur et que ça me faisait du bien. Aujourd’hui, je n’ai aucune retenue à parler de ma fille, et sa photo a sa place dans mon salon. Dans un endroit qui n’est pas à l’abri des regards. Pour que ma fille soit toujours avec moi, tous les jours.
Grâce à cette journée, tous ces anges ne seront pas seuls. Ayez une pensée pour eux, et pour leurs parents. Parlez en. C’est peut être encore le seul moyen pour eux de faire vivre le souvenir. Merci.
Événement Facebook :ici
Nos petits anges au paradis : Forum
Ma rencontre avec Léa
Souvenirs de ses coups de pieds dans mon ventre (vidéo)
Bountynette
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