Ces petites remarques relous qui vont rythmer ta grossesse…

Si tu es déjà maman, cet article devrait te parler et te rappeler quelques vagues souvenirs… Si tu ne l’es pas encore, je compte t’offrir ici un aperçu de ce que tu vas devoir subir pendant les 9 mois qui sépareront ton test de grossesse de la naissance de ta petite merveille.

Pour commencer, il faut que tu saches qu’à partir du  moment où tu annonces autour de toi que la vie se développe dans ton bidon, c’est un peu comme si tu filais l’autorisation à tout à chacun et même à n’importe qui de t’abreuver d’anecdotes perso, de te filer conseils, remarques et avis… Qu’ils soient fondés, ou pas.
C’est comme ça, cherche pas, tu ne pourras rien faire contre. C’est viscéral, la maman a besoin de partager son expérience, et se sent souvent pousser des ailes dès qu’elle croise une grosse bedaine primipare à initier. Même moi, oui. Même si je suis la première me moquer voire à m’agacer de ce genre de comportement, je dois bien avouer qu’il m’arrive aussi d’être la première à l’adopter.

Bref. Donc, à partir du moment où tu vas crier autour de toi la bonne nouvelle, les galères vont commencer.

Déjà, tu n’échapperas pas aux incontournables questions sur la date du terme ou la préférence éventuelle que vous avez pour une fille ou un garçon.
Ensuite, tu risques fort d’entendre parler de fatigue et de nausées. Ou comment le fait de vomir ou non ton petit déjeuner peut déchaîner les passions et nourrir une conversation d’une demi heure. Sisi.
Je t’avoue, ça m’a toujours fait rire. Plein de fois je me suis surprise à m’imaginer arriver au boulot hors grossesse et raconter autour de la machine à café que j’avais dû m’arrêter sur le trajet pour vomir mon café et mes croissants du matin. Là, tout le monde m’aurait sûrement regardé de travers genre « qu’est ce qui lui prend, elle est dégueu ce matin… », et ils auraient eu raison. Mais enceinte, c’est différent. Tu peux raconter tes histoires de vomi sans craindre de choquer qui que ce soit. Même en étant quasi sûre d’intéresser réellement l’assemblée… N’hésites donc pas à en profiter.
Et attends-toi désormais à être scrutée. Dès l’annonce de ta gestation, tu auras droit à des tas de réflexions bienveillantes mais relous dès que tu auras la mauvaise idée de partir en vacances en voiture à 700 bornes de chez toi à 4 mois de grossesse. Même si tu es en pleine forme et que ta sage-femme t’a donné sa bénédiction. Tu trouveras toujours quelqu’un pour te dire que tu es folle et que tu prends le risque de ta vie. Pareil si tu as le culot d’oser boire une tasse de café, parce que tu comprends, tu vas exciter ton bébé. Et tu viendras pas te plaindre après si il met un an à faire ses nuits.
Oublie le jus de fruits aussi, ou le coca. C’est pas bon. Puis tu vas faire du diabète gestationnel, tu verras.

Oui. Tout ton quotidien sera désormais observé. Et tes journées seront rythmées de conseils que tu trouveras sûrement adorables les premiers jours. Puis lassants. Et enfin carrément saoulant. Sois patiente, ça dure 9 mois…

Petit bidon deviendra gros…

Maintenant, parlons forme de bidon et sexe de bébé. Si attendre la deuxième écho pour savoir si tu verras la vie en rose ou en bleu te semble interminable, rassures-toi. Tu croiseras autour de toi un nombre incalculable d’expertes en forme de bidon qui saura te prédire rose ou chou. Genre « tu le portes en avant c’est un garçon », « ton ventre est bas, c’est une fille »… La croyance changeant selon la région. Ton bébé n’aura donc pas le même sexe si il est porté en avant à Lille ou à Lyon. Rien à dire, hyper fiable, et pas relou à entendre au quotidien.

Venons-en aux cheveux. Si tu veux t’éviter bien des présages inutiles, évite d’ébruiter tes brûlures d’estomac et ton addiction au Gaviscon. Sinon tu auras inévitablement droit au « c’est que ton bébé à des cheveux, ça te gratte l’estomac ». Et tu te marreras, quand on te dira ça à 8 mois passés alors que ton bébé a déjà le crâné posé sur le col depuis 2 mois…

Enfin, saches qu’un sujet plutôt perso va désormais devenir le centre de toutes les attentions : ta prise de poids. Soit tu n’auras pris que très peu, et l’on essayera de te gaver à la moindre occasion, parce que sinon comment tu vas le faire grandir ce bébé hein… Ou alors, tu seras de celle qui se farcira pendant près de 6 mois des questions plus ou moins délicates, allant du plutôt fin « t’es sûre qu’il y en a qu’un » au « ah mais c’est pour tout bientôt, tu vas pas accoucher ici » – ben non fait là me reste 3 mois tu vois… – au très indiscret : « t’as pris combien de kilos ? ».
Il te faudra ensuite résister à l’envie de tuer quand on te gratifiera d’un « oh bha ça se voit pas » ou « ça va t’as tout pris dans le ventre ». Parce que TOI, tu sauras que non, t’as pas tout pris dans le ventre, que tes cuisses et tes hanches ont elles-aussi pris cher… Et que les jours qui suivront l’accouchement seront pas ceux où tu resteras 1 plombe à t’admirer dans le miroir. C’est dommage, mais pas si simple. Vraiment pas.

Pour terminer, je ne saurai que trop te conseiller d’éviter d’annoncer trop tôt tes choix sur des questions épineuses type allaitement, cododo, portage ou même accouchement avec ou sans péri. Ce genre de sujet déchaîne les passions, et tu risquerais de te faire embarquer dans des heures de discussion stériles où ton entourage partirait de tes choix de future maman pour alimenter un ou plusieurs débats qui finiront par t’énerver, puisque ton choix à toi sera déjà fait.

Bref, tu peux le constater, être une future maman, c’est aussi s’asseoir sur certains côtés de son intimité. Mais rassure-toi, on peut aussi en jouer.
Essaye donc de faire la nana super déçue auprès de la super copine qui t’avait prédit un petit gars alors que finalement l’écho a conclu à une fille.  Genre : tu m’avais dit un garçon j’y croyais à fond et puis là… Une fille quoi. J’avais envie d’un garçon moi, du coup, j’suis pas sûre que je vais vraiment l’aimer, ce bébé. Et te bidonner intérieurement quand elle tentera maladroitement de se rattraper aux branches à coups d’arguments tous plus nazes les uns que les autres pendant un quart d’heure.

C’est sadique, je sais. Mais avoue, une petite vengeance de temps en temps, ça fait de mal à personne… En tout cas pas à toi. Pis t’es enceinte, t’as le droit…

Maëline

© Le groupe de gb’s n’est en aucun cas responsable des propos tenus par ses membres.

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Une réflexion sur “Ces petites remarques relous qui vont rythmer ta grossesse…

  1. lol ! Pis t’es enceinte, t’as le droit ! Tu m’as achevée là =)
    Oh que oui on te gratifie de conseil voire de directives ! Ma belle mère était péremptoire jusqu’à ce que je l’envoie tout simplement chier dans sa caisse :
    – » je m’en fout ! je m’en fout, je m’en fout, je ferai comme je veux, arrête de m’emmerder ! »
    et toc !
    Nanméoh ! Chui enceinte et soupe au lait ET rock faut pas trop m’chatouiller !
    (enfin j’étais enceinte hein ?)

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