Les chroniques du Barbare

Depuis quelques semaines, je prête mon blog au barbare (pour celles qui l’ignorent, le barbare c’est L’Homme de ma vie avec un grand H… d’ailleurs, un jour je dirai pourquoi… mais bien entendu, celles qui me lisent, le savent déjà… soit, passons…) qui s’est fait lâchement, inhumainement, grossièrement virer de son boulot par un patron peu scrupuleux… Bref, toujours pour celles qui se posent la question (je suppose qu’il y en a qui sont un minimum curieuses ^^), ça y est, il s’est lancé comme indépendant : il y a encore beaucoup d’inconnues devant lui, devant nous mais il bosse… En attendant voici un extrait de ses « aventures » dans le monde merveilleux des gens qui perdent leur boulot et, accessoirement, qui se retrouve confronté à l’administration bête et méchante… pour la suite, rendez-vous sur mon blog, Mais oui bien sûr…

 » Un beau jour de novembre, je reçois un superbe recommandé. Évidement, le facteur est passé pile à la seule heure ou je n’étais pas chez moi… je télétravaille… j’ai donc du aller chercher ma lettre à la Poste. Ceci n’était que le présage, légèrement ironique, d’une longue série de tourments administratifs.

Ledit courrier donc, reçu un vendredi, faisait état de la rupture de mon contrat de travail à effet quasi immédiat. Le mardi suivant, c’était déjà fini ! Pour faire passer la pilule de cette missive totalement informelle, envoyée par des gens que je côtoyais quotidiennement depuis 3 ans, j’apprends que mon préavis de 3 mois me sera payé… Hourra ! Ah mais attends, il me sera payé en même temps que mon prochain salaire. Ça tombe bien, parce que j’attends toujours celui du mois précédant, et puis mon double pécule de vacances aussi, et ma prime de fin de d’année et le solde des 12 jours de vacances qu’il me reste. En gros, après avoir lu entre les lignes, c’est dehors avec 6 mois de salaire dans la vue.

travail

Bon, déjà je ne suis pas le seul dans le cas, d’autres on gentiment été dégagés de la sorte… mais pas tous. Les bons petits soldats ont vu leur contrat de travail transféré vers une autre société. A ce moment là, il n’y aucune raison officielle à cette situation, mais j’apprends que mon employeur dépose le bilan. Ce charmant et rondouillard bonhomme étant un spécialiste des holdings, de la vie à crédit, des salaires et des cotisations sociales non payés, il fallait bien qu’un jour tous ces connards d’huissiers aient sa peau. Oh, les bandits ! Auxquels s’ajoutent ces malveillants fournisseurs qui n’aiment pas ne pas être payés, ou bien à toutes ces horribles charges que l’état ponctionne. Bouh, les vilains ! M’enfin, quand on engage des sous-traitants marocains et qu’on revend le fruit de leur travail sans leur reverser un centime… faut pas attendre des lauriers ou une quelconque estime. Je pourrais dire qu’il en va de même des employés. Quand on revend leurs prestations et sur-facture leurs heures supplémentaires sans aucune rétribution (ni salaire, ni heure supp, ni rien), faut pas espérer qu’on vous porte dans notre coeur.

Bref, la délicieuse quinquagénaire (en faillite personnelle car criblée de dettes) qui sert de RH n’estime pas nécessaire d’au moins prévenir les gens à l’avance, ni même de leur parler tout court. Au crédit de cette personne, il faut ajouter le fait qu’elle a totalement oublié de m’informer que, pour la prise d’un congé d’adoption, l’employeur ne couvrait que 3 jours et que je devais introduire moi-même une demande d’indemnisation auprès de ma mutuelle… Alzheimer arrive tôt cette année… Et hop, 3 semaines de salaire dans la vue… encore.

Et des heures de files dans les bureaux de la mutuelle pour expliquer mon cas. Je ne dois pas non plus espérer un élan d’amabilité de la part du comptable. Nos derniers échanges ayant été les suivants (le 20 octobre, en parlant du salaire de septembre qui devait nous être versé légalement au dernier jour ouvrable du mois, donc le 30 sept) :

Moi : “est-il normal que nous n’ayons toujours pas été payés ?”

Lui : “Oui.” Et là, il prend son sac et quitte la pièce comme un prince. Véridique.

C’est donc via un autre employé, licencié, que j’ai pu avoir quelques infos. Nous allons donc recevoir incessamment sous peu toutes les informations pour toucher notre dû. Un message extrêmement rassurant de prime abord. Néanmoins, il veut dire pour celui qui le comprend : tu vas te faire chier comme un grand à prendre contact avec le fond d’indemnisation des faillites, le chômage, le forem, le syndicat, le cpas, la mutuelle et la secte des édentés poilus du dessous bras pour toucher ton fric. Avec, si t’es gentil, un délais minimum d’un an. Et si t’es pas gentil, tu peux aller te faire foutre, à sec mais avec du gravier.

Finalement, la délicieuse quinqua vieille peau me contactera pour simplement me demander de lui rendre les clés du bureau. Chose que je refuse net, tant que tous les documents nécessaires à la poursuite de ma glorieuse vie professionnelle ne m’auront pas été remis. Depuis, plus de nouvelles… »

To be continued…

Fedora

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