Du CDI à l’auto-entreprise…

A l’automne 2009, ma décision prise, je me suis armée de courage pour solliciter un entretien avec mon boss afin de lui faire part de mon désir de nouveaux horizons. « Ne jamais partir fâché » et « diplomatie » résonnaient dans mon esprit, d’autant qu’il me fallait négocier la rupture conventionnelle de mon contrat pour enclencher la suite de l’aventure…

Le RDV pris, je me suis préparée en essayant d’envisager les différents cas de figure qui pouvaient se présenter. Même si cette entrevue date à présent, je me souviens parfaitement de mon pouls qui cogne dans mes tempes, de mon ventre noué, de mes mains moites pendant cette demi-heure en tête à tête. J’avais pu observer les réactions de ce patron qui ne tolérait pas qu’on puisse décider de son plein gré de quitter son navire (l’inverse avait toujours été son option 1) et je m’étais promis d’aborder certains points qui avaient été décisifs dans ma décision de quitter l’équipe. Je savais que ces propos allaient générer un visage fermé et des bras qui se croisent dans la minute où je les aurais énoncés mais il fallait faire avancer le schmilblick pour ceux qui restaient à bord… Certains collègues m’ont par la suite fait remonter quelques petits changements qu’ils avaient pu observer dans son comportement, notamment dans le respect de ses collaborateurs. Une petite victoire personnelle je l’avoue !

Je suis très lucide sur la situation : bien sûr j’ai pu quitter ce poste grâce au soutien d’une partie de mon entourage et surtout de mon homme. Il me voyait minée par cette situation depuis des lustres et a été un pilier tout au long du cheminement qui s’opérait. De même que financièrement, rien n’aurait pu se faire sans son accord également. En effet, avec un prêt de maison à rembourser et les charges que tout le monde connait, passer de 2 salaires à 1 stable complété avec de petites rentrées d’argent encore floues n’était pas un point à prendre à la légère. Je ne suis pas du genre frileuse devant l’inconnu mais mieux vaut cadrer un certain nombre de paramètres pour avancer plus sereinement.

En parallèle, j’ai mûri mon projet, assisté à des réunions d’information et participé à des formations sur la création d’entreprise, passé des coups de fil à mes relations, structuré un calendrier de travail, bref pour la première fois j’inscrivais noir sur blanc mon nouveau challenge en me fixant mes premiers objectifs ! Je décidais alors de me donner 2 ans pour développer mon projet, tester mon marché, vérifier que ma personnalité et mon comportement étaient compatibles avec le statut de travailleur non salarié.

Janvier 2010, je me retrouve donc seule aux commandes, un agenda flambant neuf qui ne demande qu’à être noirci. Première étape : immatriculation de l’auto-entreprise et démarches administratives. Très honnêtement, comme vous vous en doutez, c’est loin d’être la partie la plus glamour mais je ressens encore cette excitation en recevant mon numéro de SIRET, l’euphorie d’imprimer ma carte de visite, et réfléchir à mon plan de bataille !
Deuxième étape : activer le réseau, se faire connaître sur la place. Je n’ai jamais autant bu de cafés dans une journée et enchaîné les déjeuners qu’à cette époque !

J’ai cumulé les heures de travail, les kilomètres en me remettant constamment en question. Mais je ne me suis jamais autant sentie à ma place. J’avais pris cette décision et j’avançais le cœur léger. Même dans les moments de doute, notamment lorsque certains me piquaient en me rappelant que quitter son CDI en pleine crise était absurde, que le regard de certains proches me portait était particulier.

J’ai conservé ce statut d’auto-entrepreneur jusqu’en décembre 2011 et développé progressivement au fil des mois ma petite entreprise. Et même s’il m’a fallu du temps pour pouvoir me rémunérer et que je n’ai pas retrouvé mon salaire de salarié, je me suis réellement épanouie au travers des projets menés et des rencontres. Entre temps, la famille s’est agrandie avec l’arrivée de Poupinette en janvier 2011 et donc une nouvelle organisation à trouver.

Vous voyez que l’hiver est propice aux changements chez moi !
Je vous parle de la nouvelle page professionnelle que je dessine avec une amie depuis janvier 2012 au prochain épisode ?

Lily croque la vie

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10 réflexions sur “Du CDI à l’auto-entreprise…

  1. Ah ! Ah ! On veut tout savoir ! Ta vie ressemble à un feuilleton dont l’intrigue est passionnante ! J’ai donc hâte de connaitre la suite ! Vivement ton prochain billet !

  2. En tout cas tu as pris bonne décision et c’est vraiment super d’avoir pu mener à bien ton projet avec le soutien de tes proches 🙂 rdv au prochain épisode^^

  3. Pingback: De l’auto-entreprise à la SARL | Génération blogueuse

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