Le jour où je l’ai rencontrée…ELLE !

Montpellier 24 mai 2014

Le ciel est d’un bleu profond, couleur océan. Le soleil, d’un jaune délavé, chauffe les jambes nues sous les robes et jupes.
La ville est grouillante de monde ; des jeunes, des écouteurs aux oreilles, traversent les routes, slalomant, grâce à leur skate, entre les voitures ; des mères tiennent la main de leur enfant tout en tenant, de l’autre, leur téléphone portable.
Et moi je suis là, avec mon chéri, au milieu de tout ce monde et dans un état d’excitation extrême.
J’attends cette journée depuis des semaines ; ce matin je me suis longuement préparé, j’ai relu une dernière fois la lettre écrite à la main que j’adresse à ELLE.
Je tremble d’impatience, mon compagnon, lui, baille d’ennui.
Le pauvre, il a gentiment accepté de me conduire au salon du livre mais n’es pas du tout fan de toute cette agitation autour de romans.

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A treize heures nous marchons le long des stands, la plupart sont vides, c’est l’heure des sandwichs et soda !
Et puis je LA vois ! Enfin non, juste son stand et la pile de livres aux couleurs éclatantes.
Les battements de mon cœur se font plus faibles, je respire un grand coup… J’ai l’impression d’avoir rendez-vous avec un amoureux et d’être arrivée en avance !
Nous en profitons pour faire un tour au Polygone, loin d’admirer les devantures, je ne fais que jeter de brefs coups d’œil à la recherche de mon auteure.
A quatorze heure nous revoilà devant le stand et toujours personne, sauf quelques lecteurs qui attendent sagement.
Afin de faire patienter mon chéri, nous décidons de faire un tour afin de voir les autres écrivains, il y en a près de 300 mais tous ne sont pas là donc ce sera vite fait.
A l’orée des stands je remarque Christian Laborie, auteur régional, un peu plus loin, la jolie Agnès Abécassis.  Je la regarde, ravie.
J’adore les écrivains (mais je pense que vous l’avez compris).
Le tour est terminée, ELLE n’est toujours pas là, il est quatorze heure vingt.
Un homme du staff s’est alors approché des quelques badauds, expliquant qu’ELLE est en conférence et ne sera présente qu’à quinze heures.
Mon chéri s’impatiente, il a faim… Direction le Mac Donald ou nous dévorons nos hamburgers et buvons nos coca-cola (non, non pas de pub pour les marques) à grandes gorgées.
Mais là c’est quinze heure, hop hop hop, direction le stand… Il y a foule derrière son stand ; des couples, des retraitées, des étudiantes, tous, le livre à la main, patientent, font connaissance.
ELLE n’est pas encore là, la conférence s’éternise.
Les minutes s’écoulent, j’échange des regards, des sourires avec mon chéri. Je devine qu’il en a assez de tout ça et que s’il patiente c’est pour moi.
Des curieux circulent autour de nous, demandent :
« Mais pour qui tout ce monde ?
– Katherine Pancol.
– Ah. »
Sourires amusés.
Quelques écrivains, au nom encore inconnu, semblent légèrement abattu de n’avoir pas toute une horde d’inconnu souhaitant les rencontrer.
Michel Field, lui, son siège près de celui, encore vide d’ELLE, fume le cigare, il offre son doux regard au passants, se plonge dans un journal aux pages froissées et se prête volontiers au jeu des photos.
Tatiana De Rosnay avec sa coupe de cheveux mi-longs, grisonnante, fait une apparition.
Toutefois l’heure tourne, des voix se font plus pressantes, des jeunes filles se haussent sur la pointe des pieds, j’attrape le bras de mon chéri, qui lui reste stoïque, pour ne pas dire indifférent, et enfin ELLE est là !
Je suis trop petite et ne vois rien (oh rage et désespoir) mais la file devant moi s’éclaircit, bientôt mon tour.
Mon cœur semble faire du saut à l’élastique dans tout mon corps, j’ai l’impression que mes organes se déplacent, se baladent, se rendent visite.
Puis je LA vois. Elle est belle, ses cheveux blonds encadrent son fin visage, des lunettes noires lui servent de serre-tête. Et ELLE sourit, me regarde… Encore plus jolie que sur les photos.
Euphorique, (j’ai l’impression que des étoiles brillent dans mes yeux), je lui murmure un vague bonjour, tout en lui tendant la carte que j’ai spécialement confectionnée pour elle (oui je sais, il semblerait que pour moi, les écrivains remplacent les boys-band).
Elle me remercie, une voix douce.
« Comme c’est gentil, mais il ne fallait pas… »
Me demande mon nom, le note sur l’enveloppe de la carte.
« Comme ça, ce soir, en lisant votre lettre je me souviendrais que c’est vous. »
Signe son dernier roman, d’une écriture ronde et lisible.

DSCN1602
J’ai l’impression de vivre un morceau de vie inoubliable.
J’ose demander d’une petite voix, s’il est possible de faire une photo avec ELLE.
Son sourire s’agrandit.
« Mais bien sûr. »
ELLE se lève de sa chaise, se penche vers moi tandis que j’approche mon visage rayonnant du sien.
Clic-Clac, la photo est prise…souvenir éternel de ce beau moment.
Je m’éloigne en la remerciant, serre le livre contre moi.
Le ciel est toujours bleu, le soleil chaud… J’ai rencontré Katherine Pancol.

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Ode Colin (http://lespagesdeode.cowblog.fr)

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7 réflexions sur “Le jour où je l’ai rencontrée…ELLE !

  1. C’est toujours très émouvant de rencontrer une personne que l’on admire irl. Je l’ai fait avec Jean Markale il y a une vingtaine d’années de cela, il m’avait même invitée à dîner ; et depuis, j’ai rencontré Guillaume Musso et Mireille Calmel (elle est super gentille et très accessible, nous avions bien discuté parce qu’il n’y avait pas trop de monde pour elle encore 😉 )

  2. Je ne connais pas Mireille Calmel mais j’aimerais beaucoup rencontrer Guillaume Musso ( j’ai rencontré Marc Levy deux fois); c’est vrai que les rencontres avec les auteurs dont les livres nous touchent est un bon et beau moment !
    Katherine Pancol était vraiment disponible et gentille, un joli souvenir.
    (la rencontre avec Jean Markale devait l’être aussi!)

  3. Je ne suis pas admiratrice « en vrai » des romanciers ou romancières, j’aime les lire mais en fait , je préfère ne pas trop les connaître.
    Par contre, j’étais et je suis toujours friande de rencontrer mes chanteurs favoris. Oui, un peu midinette dans l’âme à mon âge !

  4. J’adore ta façon de raconter cette « merveilleuse rencontre » ! Il est vrai que le monde des écrivains nous parait parfois bien loin de nous, alors qu’en fait, c’est souvent nous qui les inspirons ! Je suis certaine que les « vrais écrivains » demeurent toujours accessibles et généreux… avec nous autres, leurs lecteurs !

  5. Merci 🙂 c’est gentil ! Je n’ai rencontré que deux écrivains (Pancol et Levy) et un poète (Minarelli) et à chaque fois ils ont été gentils, disponibles, souriants…que du bonheur; j’ai hâte d’en rencontrer d’autres 🙂

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