Tendres adieux à Christine

Cet article pour parler de ma précédente voiture, un vrai cauchemar… Je vous laisse découvrir !

(ps : il faut savoir que je donne des noms à mes voitures)

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Du rouge flamboyant de tes débuts il y a trois ans, il ne reste ce jour qu’une peinture écaillée d’occasion.
Le doux ronronnement de ton moteur est devenu un bruit chaotique qui suit chacun des mouvements du volant, des freins…de toute ta carrosserie.
Je crois que notre histoire à toutes deux a bien mal commencée.
Je me séparais à regret de ma « Seat Marbella » noire que j’aimais tant mais qui se mourrait en raison de son grand âge. Elle décida, loyale, de rester avec moi jusqu’au bout et ne me laissa aux portes de mon travail uniquement lorsqu’elle comprit que je t’avais achetée.
Je t’en voulais presque, toi, voiture récente aux vitres électriques, de prendre la place de mon cher véhicule qui ne démarrait qu’à l’aide de son starter.
Malgré ma médaille de Saint Christophe sagement rangée dans ton pare-soleil et le taureau noir autocollant posé à l’arrière de ton pare-brise, nous n’arrivâmes jamais à nous entendre.
Je ne cessais de me languir de ma Seat à laquelle je te comparais tandis que de ton côté, tu fulminais contre ma conduite prudente qui te faisais regretter ton ancien conducteur, adepte de tuning.
Comme me reprochant mon manque de confiance en toi, tu décidas de me mener la vie dure, stoppant dans les ronds-points, refusant de démarrer, sans oublier tes voyants qui s’allumaient comme un arc en ciel et sans aucune raison. Ce que je « préférais », c’est lorsque sur une route de campagne tu décidais de stopper net sans même m’avertir par un signal amical.
Tu me détestais et je te le rendais bien.
Au bout de quelques temps je te baptisais du doux nom de Christine, héroïne maudite de Stephen King. Jamais voiture ne porta si bien son nom.
Ces derniers temps, tu tentes même de me rendre folle en faisant des bruits que je suis seule à entendre.
Avant de prendre ton volant je te murmure de vagues prières tout en caressant mon Saint Christophe et tentant ainsi de te cajoler.
Parfois tu m’écoutes et pour un laps de temps de quelques minutes, tu acceptes de rouler sans incident…mais cela ne dure jamais.
Et aujourd’hui je sais que dans une semaine je vais recevoir la toute jeune Vanille, belle « Twingo » avec qui je me sens déjà pleins d’affinités. Je suis scandaleusement heureuse de te perdre pour une douce inconnue.
Et malgré cela, dans quelques jours, quand je n’aurais plus à me plaindre des caprices de ma « chère » Christine, qui sait si tu ne vas pas un tout petit peu me manquer…toi qui va finir à la casse et qui ne le sait pas encore. Ah que cette mesquine vengeance m’est douce.
Pour toujours et à jamais…. adieu Christine.

Ode Colin (http://lespagesdeode.cowblog.fr)

 

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2 réflexions sur “Tendres adieux à Christine

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