Annabelle, la poupée maléfique, au cinéma… et les jeunes

Mon article devait normalement parler de la Bretagne ; de sa mer au bleu hivernal, de ses crêpes aux couleurs chaudes, de ses maisons aux toits en ardoises, mais non… je viens de voir le film Annabelle au cinéma, vous savez… cette poupée maléfique… et je vais vous racontez cette séance pas comme les autres.

1. Les articles
J’adore les films d’horreur et je me réjouissais de visionner Annabelle, spin off de l’effrayant Conjured.
Pourtant, quelques articles de journaux informaient qu’Annabelle était retirée de plusieurs salles, dans plusieurs villes, en raison de comportements ingérables de la part d’adolescents s’amusant à se faire peur.
Avec mon compagnon, nous avons donc décidé de voir l’œuvre avant qu’il ne soit plus à l’écran !
Notre choix s’est porté sur un lundi à 19 h 45. Nous pensions qu’un jour de semaine en début de soirée, les ados seraient en train de travailler sur leur devoirs scolaires… mauvais calcul !

2. Zut, c’est les vacances scolaires
Lorsque Jules et moi sommes entrés dans la salle faiblement éclairée, celle-ci était quasiment vide. Seuls quelques groupes de mineur à peine pubères buvaient tranquillement leur coca.
Une fois confortablement installés avec notre pop-corn, nous nous félicitons de notre choix.
Euh, trop vite apparemment, car en quelques minutes, la pièce se remplit de jeunes ; certains, vêtus comme pour aller en soirée, tandis que d’autres, la mine boudeuse, se croyaient dans la série Dawson. La plupart, casquette vissée sur la tête, une ado riant à leur côté, venaient tels des conquérants.
Je me trouvais bien vieille en fausse héroïne de Sex and the city.
Et la révélation ! On est en pleine période de vacances scolaires !
Ratage complet de notre plan : film d’horreur tranquille.
Silence, tout le monde, les bandes-annonces commencent. J’adore les regarder, déteste quand on me parle en même temps.
Dans un sens, cela s’est plutôt bien passé, personne n’a bavardé avec moi… d’un autre côté, tout le monde piaillait dans la salle, commentant sa tenue ou sa journée.

annabelle image milieu

3. Le film commence… attention frisson
Bon, les bandes-annonces c’est raté, je croise les doigts afin que ces ados en mal de sensations fortes, soient tellement subjugués par le film pour qu’ils se taisent.
Premières images, premières minutes, tout se passe bien, présentation des personnages, la poupée arrive dans la maison… quelques moments de frayeur, de petits cris… tout va bien.
Mais au bout d’une demi-heure… impossible d’être épouvantée par cette poupée, car j’ai trop envie d’étrangler la gamine qui ne cesse de hurler et glousser en même temps à chaque scène cruciale.
À l’autre bout de la rangée, un groupe de jeunes décide de se raconter sa journée, et comme le son au cinéma est « forcément » fort, ils tentent d’en couvrir le bruit avec leurs voix.
Agacée, une femme se penche vers eux et demande : « Vous pourriez parler un peu moins fort s’il vous plaît ?
Et là, imperturbable, l’ado morveux se retourne et décoche un truculent :
– Ta gueule. »
Silence gêné, tout le monde fait semblant d’être absorbé par le film, on se prend si bien au jeu que pendant quelque temps c’est effectivement le cas.
Mais au bout d’un certain temps, un couple de quadragénaires éprouve quelques difficultés avec un jeune un peu turbulent (coup de pied dans le fauteuil) et préfère quitter la salle.
Un gamin se met à crier à chaque scène « Que ça fait peur ! » et, hilare, se plie en deux sur son siège.
Je commence à me rêver à la place des adultes du livre Battle Royal qui ordonnent aux adolescents de s’entretuer à cause de leur comportement irrespectueux.
Nous hésitons à quitter la salle, mais la projection est bien avancée ; blasés, nous restons.
La fin d’Annabelle se passe dans une ambiance un peu plus calme et nous abandonnons le cinéma en nous promettant de mieux profiter du film lors de sa sortie en dvd.

4. Et enfin…
Dans la rue, tous ces ados collent leur portable à l’oreille afin d’appeler papa maman pour venir les chercher.
Eh oui, ces amours ne sont pas vraiment autonomes.
Mais bon, tous les jeunes ne sont pas comme ça, je pense que si les journaux n’avaient pas autant parlé du phénomène cela n’aurait sans doute pas débordé (il paraît qu’à d’autres séances il y a eu des bagarres).
Désormais, la menace qui plane c’est (au dire de certains) que les films d’horreur ne soient plus diffusés en salle… à voir avec la sortie de REC 4 en fin d’année.

Ode Colin

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2 réflexions sur “Annabelle, la poupée maléfique, au cinéma… et les jeunes

  1. tout à fait d’accord avec ce que tu dis pour le coup de com; de plus c’est clair que conjuring était bien plus effrayant avec son atmosphère tendu 🙂
    merci pour ton commentaire, je vais de ce pas, lire ce que tu as écris à ce sujet !

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