La périménopause épisode 2

SPOILER ALERTE POUR LES AMES SENSIBLES : ARRETEZ-VOUS LA, LA SUITE N’EST PAS PLUS GLAMOUR

could-it-be-perimenopause

Si vous n’avez pas lu le 1er épisode, il se trouve ici :-).

Je vous ai laissés au début de mon 2ème mois de Lutéran…

Les petits saignements permanents ont continué, un peu moins mais bon, ce n’est pas très agréable.

Mais ça aurait été gérable si il n’y avait pas eu d’autres effets secondaires encore plus gênants. Prise de poids, sécheresse vaginale, libido à zéro ont été de la partie. Et le clou, ça a été lors des règles suivantes… Non seulement les caillots sont revenus en force, mais au bout de 10 jours, ça continuait… J’ai appelé la secrétaire du dr T pour demander un rv rapidement en lui expliquant la situation. Nous étions début novembre, elle m’a donné rv début décembre (nous n’avons pas la même notion du rapidement).

Passe le week-end, loin de s’arranger les choses se sont aggravées. Comme je ne fais pas les choses à moitié, le lundi était la veille du 11 novembre, donc bien évidemment, le Dr T faisait le pont. heureusement, mon médecin traitant non, il m’a donc prescrit un traitement anti-hémorragique et conseillé de demander un nouveau rv plus proche.

Dans la foulée, j’ai décidé d’arrêter le Lutéran puisque visiblement, je ne le tolérais pas.

Le mercredi, j’ai rappelé la secrétaire du Dr T en lui disant que là ça faisait 2 semaines de saignements, qu’il allait falloir me trouver un rv plus rapidement. Ben non, pas possible… Et en, plus, limite elle m’a enguirlandée d’avoir arrêté de Lutéran ! La secrétaire ! Elle a quand même accepté de « déranger » le Dr T pour lui expliquer mon souci, celle-ci a juste confirmé qu’il faut continuer l’anti-hémorragique jusqu’à l’arrêt des saignements.

Les saignements ayant quasiment disparus et étant arrivée au bout de l’anti-hémorragique à la fin de la semaine, j’ai pensé tenir le bon bout. Que nenni ! Ces fichus saignements ont repris de plus belle. J’ai donc saisi à nouveau mon téléphone pour insister auprès de la secrétaire du Dr T (3 semaines de saignements, je commençais à être vidée au sens propre comme au sens figuré), et là, comme par hasard, elle m’a trouvé un rv pour la semaine suivante soit une bonne dizaine de jour avant celui qu’elle m’avait donné auparavant. En attendant, je devais reprendre des anti-hémorragiques (et me tourner à nouveau vers mon médecin traitant pour l’ordonnance, heureusement qu’ils sont là les généralistes, n’est-ce pas ?)

Cette fois j’ai pris le médicament jusqu’à ce qu’il n’y ait plus la moindre petite goutte de sang ! Et je suis allée à mon rv chez le Dr T, bien décidée à lui dire que Lutéran et moi, ce n’était pas possible, quitte à taper du poing sur la table s’il le fallait.

J’ai pu remiser mon âme guerrière au placard ! Je lui ai exposé les effets secondaires et mes saignements et elle a conclu directement que la progestérone et moi, ça ne collait pas et que j’avais bien fait d’arrêter (et paf, dans les dents la secrétaire qui voulait que je continue quand même). Je m’attendais donc à ce qu’elle me parle d’hystérectomie…

Et non ! Il existe encore d’autres solutions avant d’en arriver là, dont une qui donne de très bons résultats. Mais ce n’est pas elle qui peut gérer ça, il faut que j’aille voir un chirurgien qui avisera si c’est effectivement adapté. J’ai eu le choix entre un hôpital avec un médecin dont je n’ai jamais entendu parler et la clinique où tous mes enfants sont nés et où celui que je dois aller voir avait remplacé mon gynéco lorsque j’étais enceinte de mon aînée et qui m’avait dit, après que j’aie passé une radiopelvimétrie pour cause de « gros bébé », que j’avais un bassin olympique et que donc une césarienne était inutile. devinez qui j’ai choisi ?

Je m’attendais à avoir un rv très loin. Nous étions fin novembre. j’ai eu le choix entre le 24 et le 31 décembre. Donc pas si loin que ça. J’ai choisi le 31 parce que le 24, c’était le Noël familial à midi.

Et là, je me suis retrouvée à nouveau face à un gynéco à l’écoute, compréhensif et qui a eu une réaction agréable à mes oreilles quand je lui ai raconté mes déboires avec le Dr G : « Il n’est pas encore à la retraite lui ? ». Et il m’a proposé, vu que je suis « encore jeune », de pratiquer une vaporisation de l’endomètre, intervention qui se fait en ambulatoire, sous AG légère et qui permet une récupération rapide, sans arrêt de travail et sans sacrifier l’utérus. Il s’agit de la méthode Nova Sure. Elle est réservée aux femmes qui sont sûre de ne pas/ne plus vouloir d’enfants. Donc parfaite pour moi !

Ce sera chose faite le 28 février prochain. Je reviendrai vous donner mes impressions post-intervention et vous dire si cette solution a (enfin) été la bonne !

Ax-L

Cabaret 2

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9 réflexions sur “La périménopause épisode 2

  1. plus je lisais plus je me disais « mais c’est pas possible » ; c’est vraiment pas de chance mais je trouve bien que tu en parles, ça peut aider d’autres femmes, où les rassurer en se disant qu’elles en sont pas seules.
    Égoïstement j’espère ne pas avoir à vivre tout ça !
    Merci de partager ces moments délicats avec nous 🙂

  2. Si si, c’est possible et visiblement plus fréquent qu’on ne le pense :-(. Malheureusement, beaucoup (de médecins) sont encore imprégnés d’une espèce de fatalité, c’est normal de saigner, d’avoir mal et on laisse trainer alors qu’il y a plein de choses qui peuvent améliorer la vie des femmes dans ces cas-là.
    La 1ère fois que j’ai eu affaire à la progestérone, c’était entre mon N°4 et mon N°5 via le stérilet Mirena que le gynéco m’avait « vendu » comme le top du top. Je ne me suis pas sentie bien avec, j’ai pris du poids, bref au bout de même pas 4 mois je suis retournée le voir pour qu’il me le retire en lui expliquant pourquoi. Et pour lui, ma prise de poids n’était absolument pas liée à ça… Sauf que quand tu te penches un peu sur les effets secondaires de la progestérone, tu vois souvent apparaître la prise de poids. Et quand j’en ai parlé au Dr T et au Dr M, ça ne les a pas surpris… A une grosse dizaine d’années d’écart, les discours sont différents.
    Bref, c’est un peu pour ça que je partage, si ça peut éviter à d’autres femmes dans le même cas d’errer pendant des années à la recherche d’une solution (parce que mine de rien, mes pbs de caillots ça dure depuis au moins 8 ans, moins gênants au début, certes mais très gênants depuis au moins 5 ans !), ce sera toujours ça de gagné pour elles !
    Et sinon, je ne trouve pas du tout égoïste de ne pas avoir envie de passer par là, je m’en serais bien passée aussi 🙂

  3. Ma pauvre 😦
    guère mieux de mon coté, les règles s’est le cauchemar, par contre je ne désespère pas d’avoir un bébé, même si je pense que c’est bien trop tard et limite impossible, on ne sait jamais, plus qu’a croiser tous ce qui me passe sous le nez.
    BIsous et j’espère qu’après tu n’auras plus de soucis.

  4. coucou

    en fin je lis un article sur ce sujet dont on parle trés peu….
    j’ai moi aussi des régles hémorragiques qui me paralysent moi et mon emploi du temps durant au moins deux jours…
    suite a des fibromes familiaux( toutes les femmes de ma famille en ont) qui ont commencé il y a 10 à 40 ans,d’un petit fibrome avec un traitement hormonal qui n’a aucunement été efficace, puisque peu de temps plusieurs copains se sont invités…des régles avec des spots mensuels , mon gynégo a trouvé la pilule qui me fasse vivre normalement…sauf qu’il y a 3 ans, ma machine s ‘est déréglée avec régles hémorragiques qui m’épuisent, avec de l’amnénie…..
    je suis tjrs sous pilule, mais je la prends sans les 7 jours d’arrêt un mois sur deux…à des périodes précises l »été et vu que je suis à mon compte , je peux gérer mon temps….
    mon gynégo m’a fortement encouragée à me faire opérer avec l’aspiration des fibromes à l’aide de bille…mais j’ai bien trop peur des hopitaux, mauvais souvenirs de séjours lorsque j’étais jeune….
    à part cette solution d’operation ou d ‘attendre la ménopause, mon gynégo ne m’a jamais prescrit de médicaments pour diminuer les saignement ou les douleurs qui sont moindres dans mon cas…
    je suis donc comdamnée , lorsque j’ai mes régles à utiliser des serviettes, enfin non, des couches pour incontinences qui me permettent pendant les deux jours à gros rrisques d’être « tranquille » la coupe, je voulais en acheter une, mais je ne peux pas dans mon cas….

      • j’ai bien sur pensé » à en changer d’autant que je l’ai depuis 25 ans ce gynéco, mais dans ma ville c’est dur d’en trouver un, et une femme de préférence, aussi j’attends la ménopause résignée (enfin pas tout à fait)

    • Ne pas se résigner. Surtout pas. Certains médecins (pas seulement les gynécos) ne se remettent pas en question et ne cherchent pas très loin si on ne leur botte pas un peu les fesses. Il y a forcément une solution !

  5. Pingback: La périménopause épisode 3 | Génération blogueuse

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