Le monde est une cour de récré géante…

Il y a deux semaines, je vous sortais un petit article humeur, parce que j’en avais marre de toutes ces personnes qui me disent « courageuse » parce que j’ai une vie bien remplie par toutes mes obligations/activités. Pour rappel, je suis maman, étudiante, chanteuse dans un groupe, bloggueuse, gameuse, stagiaire en école maternelle… Bref, un paquet de choses. Je ne pensais pas vous ressortir un billet humeur de sitôt, mais malheureusement (ou heureusement cela dépend des points de vue), j’ai eu un petit accrochage avec une personne et cela m’a tellement énervée, choquée, abasourdie, bref, ça m’a perturbé et j’ai eu envie d’en parler. Pas dans les détails, évidemment, parce que ce n’est pas ça qui est intéressant. C’est plutôt les conclusions que je tire de cette affaire (ajoutée à tant d’autres) qui seront le point de mon énoncé (je suis grave je mélange les registres de langage maintenant).

Le monde est une cour de récré géante… Et je pèse mes mots. Vous voyez comment cela se passe dans une cour de récré ? Et bien, on a beau dire ce que l’on veut, que les gens gagnent en maturité, tout ça, tout ça. Pour la plupart d’entre eux, ce n’est pas la réalité et la cour de récré se retrouve bel et bien dans le monde des adultes. Bien sûr, la dite « cour de récré » est une métaphore. Mais le monde dans lequel nous évoluons s’en approche par tous les points. Je vous avouerai que la cour de récré m’a traumatisée dans mes plus jeunes années et que par conséquent, je n’en ai pas une vision très objective.

Pour vous raconter rapidement mon accrochage, cela se résume à une phrase, peut-être mal dite de ma part, mais surement aussi très mal interprétée dans le ton : « Tu ne me fais plus rire ». Franche que je suis, quand on commence à me bassiner avec des blagues lourdes et qui plus est, déplacées, et bien je ne ris plus. Et je le dis. Manifestement, la personne en face de moi a plus que mal digéré la chose. Elle s’est énervée sur le coup, disant des choses que j’ai pris sur le ton de l’humour. Mais visiblement je m’étais trompée, et j’avais réussi à « blesser » cette personne que je connaissais à peine. Entre guillemets, parce que déjà d’une, je ne pensais pas à mal en disant ça, c’était plutôt un gros « Stop, tu me saoules mais je t’aime bien quand même » mais plus délicat, et de deux parce qu’à aucun moment je n’ai su ce que la personne pensait vraiment de cette phrase. Et dans mon dos, autant dire que ça parlait. Cette personne s’est montée le bourrichon toute seule contre moi, a préféré garder pour elle ce qu’elle pensait et ça a mené à une sorte de rupture du type « t’es plus ma copine, vilaine, méchante, gnagnagnaaaa ». Comme dans une cour de récré.

Très honnêtement, je ne pensais pas me retrouver dans ce genre de cas à mon âge, surtout quand la personne concernée est plus vieille que moi. Encore, je comprendrais ce genre de réaction venant d’un ado. Et encore. Mais venant d’un adulte plus vieux que moi, je trouve ça grave. Je pensais qu’être adulte, c’est dire aux gens ce que l’on pense d’eux, leur dire quand on a un problème avec eux. Mais visiblement, comme dans un cour de récré, certaines personnes préfèrent les messes basses au lieu de tirer les choses au clair. Et je trouve ça triste. Pas pour moi, parce qu’à la rigueur, je m’en fiche, je dis toujours ce que je pense. Mais pour ces personnes qui ne portent pas leurs couilles qui préfèrent ne rien dire et s’énerver toute seules. C’est triste quand même d’arriver à un certain âge et de ne pas assumer/dire ce que l’on pense. Avec cette histoire, j’ai eu l’impression de retourner au collège et franchement, je trouve ça grave. Est-ce si dur que de dire à quelqu’un « ce que tu m’as dis m’a blessé/vexé » ou alors « ce que tu m’as dis ne m’as pas plu » ? Je voudrais comprendre ce qu’il se passe dans la tête des gens qui ne disent rien et gardent pour eux. Peut-être ont-ils peur ? Ou alors s’agit-il de fierté ?

J’ai ressenti le besoin d’en parler, car cette petite histoire qui au départ n’était vraiment pas grand chose, m’a fait revivre les pires instants de mon adolescence. Tout est remonté à la surface, et ça m’a fait très mal. D’un côté, je ne comprends pas, je me dis que c’est peut-être moi le problème, que l’honnêteté n’est pas forcément toujours une bonne chose. D’un autre côté, j’éprouve une certaine tristesse face à ce genre de comportement. Si on est capable de se monter le bourrichon pour une pauvre phrase dite un peu de travers, qu’est-ce qu’il se passe quand il s’agit de choses importantes ? Personnellement, je ne préfère pas le savoir.

Cet article est un peu brouillon je le conçois, et il part dans tous les sens. Mais le but c’était de vous parler et pourquoi pas de trouver des réponses auprès de vous. Alors si vous avez des réponses concernant ce type d’attitude, croyez-moi, je suis preneuse !

Pleins de bisous,

Nelly.

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2 réflexions sur “Le monde est une cour de récré géante…

  1. Je pense que ta comparaison est très parlante. Je souhaite que ça ne te porte pas préjudice pour la suite de tes relations avec les autres personnes qui vous connaissent toutes les deux.
    Dans ces cas-là, je crois qu’il n’y a pas grand-chose d’autre à faire que prendre du recul par rapport à cette situation précise. Histoire de ne pas lui donner plus d’importance qu’elle n’en a.
    C’est l’éternel problème de la communication (j’ai eu une grosse discussion à ce sujet avec mon homme il n’y a pas longtemps) : tu envoies un message d’une certaine manière, avec une certaine intention et il est reçu différemment. Soit la personne réagit de suite et là, tu peux reformuler, préciser pour que ton message parvienne comme tu voulais qu’il soit compris, soit elle se ferme et là, tu n’y peux rien. pour reprendre une image de Jacques Salomé, la communication entre deux personnes est une écharpe et chacun est responsable de son côté. C’est-à-dire que tu es responsable du message que tu envoies, pas de la façon dont l’autre le reçoit.

  2. Je suis totalement d’accord avec ce que dit Axelle. Bien malheureusement, je suis comme toi, et c’est bien connu, les gens ont du mal avec les personnes franches. Quand il nous parait totalement normal, voire systématique, de dire ce qu’on pense à la personne concernée, les autres se sentent apeurés, et préfèrent aller chuchoter leurs pensées à d’autres…

    Pour ma part, à cause de ça, je suis devenue un peu une ermite sociale. J’ai très peu d’ami(e)s, au point que parfois, ça me pèse même un peu, mais au moins, du coup, j’ai pas de conflits. Parce que même si comme le dit Axelle, tu es responsable de ce que tu dis, et pas de comment ta parole est reçue, les litiges et les conflits que ça engendre, c’est parfois lourd à gérer. Alors pour mon cas personnel, plutôt que devoir m’abaisser à faire des courbettes, ou à devoir m’expliquer sans cesse, et devoir enrober tout ce que je dois dire, j’ai choisi finalement, de choisir avec qui je parlais. Et malheureusement, dans ces cas là, tu t’aperçois qu’en bout de liste, sur tout tes « amis », il ne reste plus grand monde…..

    Cela dit, j’ai, au moins, la satisfaction de pouvoir me dire que je suis moi même, et ça, pour moi, ça compte bien plus que la cour de récré.

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