La mort s’invite à Pemberley de P.D JAMES

Que dire de ce roman de 393 pages ?
J’avais une folle envie de le lire ! N’ayant jamais lu de romans de cette auteure, je la connaissais néanmoins de réputation, chacun s’accordant à dire qu’elle excelle dans son domaine… le genre policier.
Il y avait aussi la couverture du roman que je trouvais délicieuse. Cette belle reproduction du domaine de Pemberley niché dans un parc bordé d’arbres centenaires et d’un lac d’une couleur bleue nuitée nuancée d’un ciel gris, laissait mon imagination vagabonder.
Sans oublier le titre élégamment souligné du dessin d’une calèche blanche.
Mais ce qui m’attirait le plus dans cet ouvrage était la promesse de retrouver Pemberley et ses héros.
L’œuvre de Jane Austen est inégalable avec les bals, sa bienséance assortie de commérages et ses mariages d’amours.
Orgueil et Préjugé, son roman le plus connu et ses personnages ont déjà inspirés (influencés) nombres d’auteurs (Elisabeth Bennett ayant même eu à pourfendre des zombis).
Bref, je savourais d’avance la lecture de ce livre me permettant de connaître la suite des aventures d’Elisabeth et Monsieur Darcy.
Je terminais le livre en quatre heures, tranquillement assisse au soleil.
L’histoire se lit vite, le style étant agréable à lire.
J’ai aimé l’intrigue, l’écriture… pourtant je fus déçue !
Pourquoi avoir mêlé Jane Austen à ce meurtre, pourquoi avoir fait vivre cette enquête et ce procès à Elisabeth et Monsieur Darcy ?
Oui c’était amusant de retrouver Lydia, Monsieur Bingley et même Emma mais n’importe quel personnage aurait fait l’affaire dans cette histoire.
P.D James aurait pu y créer ses propres « héros ».
Elisabeth et son entourage ne sont que dépeint dans cette aventure, ils ne sont pas étoffés. Je n’y ai pas retrouvé leur caractère, leur regard.
Ils ne sont pas à leur place dans le genre policier… à aucun moment je ne me suis vraiment sentie à Pemberley.
Cette avis n’engage que moi et je sais que d’autres ont beaucoup aimé cette histoire. Mais en ce qui me concerne, j’ai eu beaucoup de mal à y adhérer.
Par ailleurs, P.D James a écrit une note en début de livre que je trouve brillante et qui fait qu’on ne peut lui en vouloir de n’avoir pas aimé ce roman.

Note de l’auteur

« J’adresse toutes mes excuses à l’ombre de Jane Austen pour avoir imposé à sa chère Elizabeth l’épreuve d’une enquête pour meurtre, d’autant plus que Miss Austen a clairement exprimé son point de vue dans le dernier chapitre de Mansfield Park : « Laissons à d’autres plumes que la mienne le soin de s’attarder promptement des sujets aussi détestables, car je suis impatiente de faire retrouver à ceux qui n’ont pas grand-chose à se reprocher une certaine tranquillité, et d’en avoir terminé avec les autres. » Je ne doute pas qu’elle aurait répondu à mes excuses en me faisant remarquer que, si elle avait souhaité s’attarder sur des sujets aussi détestables, elle aurait écrit cette histoire elle-même, et bien mieux.

P.D. James, 2011

P.D.James-La-mort-sinvite-à-Pemberley

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